La croisée du transept

Beaucoup d'églises sont construites en forme de croix. Si l'on prend une croix plantée en terre, on constate que la partie verticale inférieure correspond à la nef, que la partie verticale supérieure correspond au choeur et que toute la partie horizontale (les bras de la croix + leur intersection), correspond au transept.

L'apparition du transept, dans l'architecture religieuse chrétienne, est très précoce. Le transept marque le détournement, par les chrétien, de la basilique romaine en un lieu de culte à la mémoire du Christ. Sensé donner à l'édifice la forme de la sainte croix (croix où est mort Jésus), le transept tient, aussi, un rôle technique de premier ordre. Sans diminuer la résistance de l'édifice aux forces appliquées par le poids de la charpente, le transept permet de démultiplier le nombre et la surface des murs. Il devient, dès lors, possible de percer, sans risque d'effondrement de la nef, des ouvertures dans ces murs, afin d'y insérer des vitraux et des portes. La présence du transept, qui n'est pas une constante dans l'architecture religieuse, permet, ainsi, d'améliorer la luminosité et la circulation des fidèles (entrée par le portail du massif antérieur et sortie par les portes des pignons du transept).